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Pas de contournement à l’Abbaye, la Commune s’impatiente pour les trottoirs!

Fin 2020, un bureau d’études a été mandaté par la Région wallonne pour examiner une solution de gestion de la mobilité autour du site de l’Abbaye de Villers-la-Ville. L’objectif étant de trouver un compromis raisonnable et acceptable pour tous les partenaires de ce pôle de déplacements supra-local. Trois scénarios ont été analysés. La Ministre Valérie De Bue, en charge du Tourisme et du Patrimoine vient d’écarter la piste d’un contournement. Un soulagement pour la Commune, associée aux discussions.

Si aucun consensus n’a pu, jusqu’à présent, être dégagé quant à la gestion de la circulation automobile et du charroi lourd, les protagonistes tombent d’accord sur la nécessité d’intervenir rapidement en matière de stationnement aux abords de l’Abbaye et en particulier côté Nord (Bois d’Hez – Genappe). Des mesures spécifiques doivent également être envisagées pour le stationnement sur la prairie côté Sud (plaine de la brocante) ainsi que sur la N275.
La volonté d’améliorer à court terme l’accessibilité multimodale (vélo, piéton, bus et train) ainsi que de réaménager la traversée du goulet des Ruines afin de le rendre plus convivial et sécurisé sont aussi des éléments de convergence.

Contournement ? Le SPW seul contre tous !

Parallèlement, ce sont donc les enjeux en matière de circulation automobile et de gestion du charroi lourd (accessibilité des poids lourds et trafic de transit) qui mettent en lumière de nombreux désaccords. La fluidité du trafic, la protection du Patrimoine et la sécurité routière sont au cœur de cette équation et 3 scénarios ont été proposés :

1. Le premier projet, soutenu par le SPW, est celui du contournement et donc de la création d’une nouvelle route qui démarrerait du carrefour entre la N275 et la rue du Bois d’Hez, longerait la rue des Quatre Chênes sur 250m, traverserait un champ appartenant à la Région wallonne sur plus de 350m ainsi que la Drève connectant l’Abbaye à la Ferme de l’ancienne Abbaye et aboutirait donc sur la N275 au niveau de la rue du Goddiarch. (voir photo ci-joint)

Main dans la main, le Cabinet de la Ministre wallonne du Tourisme, du Patrimoine et de la Sécurité routière Valérie De Bue, l’Agence Wallonne du Patrimoine (AWAP), l’Abbaye et la Commune s’opposent à cette proposition qui, entre autres, ralentirait encore l’avancement des travaux actuels, augmenterait le trafic des poids lourds à travers l’entité, détruirait des itinéraires de promenade, impacterait un site classé, viendrait à l’encontre des travaux de reconstruction des arcades et aurait des conséquences néfastes sur le plan touristique et environnemental.

 

2. Le deuxième projet, soutenu également par le SPW, consisterait en la mise en place de feux de circulation afin d’éviter le croisement avec un poids lourds dans les tournants aux abords du goulet des Ruines. Ce scénario ne sied guère aux autres acteurs qui craignent le report de trafic dans les autres villages de l’entité ainsi qu’une propension des automobilistes à accélérer vu l’absence de risque de croiser une autre voiture.

3. Enfin, le troisième projet, celui qui rencontre le plus de soutien et proposé à la base par le SPW, consisterait en un réaménagement complet des abords des arcades. Outre la mise en place de portiques favorisant le respect de la limitation de 3,5m de hauteur, un abaissement du niveau de la voirie de plus ou moins 40cm pour éloigner les poids lourds des contours supérieurs des arcades, une redéfinition de la traversée de manière que les poids lourds puissent mieux se placer par rapport à l’arcade et ses piliers, un élargissement de la route dans les tournants et surtout la création de trottoirs feraient partie des mesures envisagées dans ce scénario. Une configuration qui protège le patrimoine, améliore les conditions de déplacements des piétons, réduit le risque d’accrochage des arcades et régule le transit des poids lourds.
Ce projet se distinguait positivement par sa possibilité de se réaliser concomitamment avec les travaux de reconstruction des arcades que nous connaissons actuellement, portés par l’AWAP et effectués par l’entreprise Galère. Malheureusement, le manque d’anticipation administrative du SPW n’a pu permettre la synchronisation des deux chantiers.
 

A l’heure d’écrire ces lignes, alors que les pierres des arcades continuent d’être remontées une par une et que l’édifice pourrait être terminé pour ce printemps, il reste encore quelques litres d’eau à mettre dans la carafe de vin pour qu’enfin des solutions soient apportées à ce dossier suivi par la population villersoise. Un dossier en attente depuis plus de vingt années qui aimerait plutôt recevoir des coups de pelle pour le faire sortir du marasme dans lequel il se trouve que des coups d’études qui masquent le manque de prises d’initiatives et de responsabilités de certains dirigeants !