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Appliquer le coût-vérité au traitement de nos déchets

Ce 29 octobre 2019, le Conseil communal a approuvé, tous partis confondus, les nouveaux montants de la taxe sur les déchets ménagers et assimilés. Ils ont dû être légèrement revus à la hausse, conformément à la réglementation wallonne. Explications en 9 questions.

1. Pourquoi une taxe sur les immondices ?
Selon la réglementation wallonne, les Communes doivent répercuter auprès des citoyens les coûts liés aux ordures ménagères. C’est ce qu’on appelle le coût-vérité ou, plus communément, le principe du pollueur-payeur. L’objectif est de conscientiser la population et de l’inviter à réduire la quantité de déchets produits.

2. Que se passe-t-il si la Commune n’obtempère pas ?
Elle risque notamment de perdre les importants subsides régionaux liés à la prévention et à la gestion des déchets ménagers.

3. Comment la Commune perçoit-elle ces recettes ?
Par la vente des sacs-poubelles communaux et par la taxe sur les immondices.

4. Pourquoi cette augmentation ?
Ces dernières années, la Commune doit s’acquitter de taxes sur l’incinération des déchets en augmentation constante. Depuis avril 2016, il faut y ajouter la redevance kilométrique appliquée aux camions-poubelles. Enfin, le recyparc a également relevé ses tarifs.

5. De quelles marges dispose-t-on pour limiter la taxe ?
La Commune peut soit réduire les coûts, soit augmenter les recettes liées aux ordures ménagères.
- Pour diminuer les frais, nous pouvons tous réduire la quantité de déchets que nous jetons. De son côté, la Commune peut aussi modifier les services offerts à la population. C’est ce qui a été fait en 2009: l’enlèvement des encombrants a été adapté (et non supprimé comme on peut parfois le lire sur les réseaux sociaux). Désormais, il se fait uniquement à la demande et moyennant une petite participation (10 €/1 ou 2m³). Ce sont donc uniquement les citoyens qui utilisent ce service qui le paient et non la collectivité comme auparavant.
- Pour augmenter ses recettes, la Commune peut soit modifier le coût des sacs-poubelles, soit le montant de la taxe sur les immondices. Lorsque c’est possible, c’est la première solution qui est privilégiée, car elle est plus conforme au principe du pollueur-payeur. Mais cette option a ses limites, notamment parce qu’il est très compliqué de prévoir le nombre de sacs blancs vendus, en raison de l’apparition de collectes étendues pour les PMC (de nouveaux types de plastiques pourront être jetés dans les sacs bleus). C’est pourquoi l’augmentation de la taxe s’avère nécessaire.

6. À partir de quand la taxe sera-t-elle adaptée ?
Les nouveaux montants seront d’application dès l’exercice 2020. Ils seront ensuite réévalués chaque année, en fonction de l’évolution des coûts et des dépenses.

7. Quel montant devrais-je payer ?
Le tableau ci-dessous vous présente les montants pour l’exercice 2020. Après augmentation, Villers-la-Ville restera parmi les Communes les moins taxées du Brabant wallon, d’autant que la plupart de nos voisins seront également contraints d’adapter leur taxe en 2020. Les tarifs restent aussi beaucoup moins onéreux que ceux pratiqués par les Communes voisines équipées de poubelles à puces.
Type de ménage/redevable
1 personne: 38 €
2 personnes: 58 €
3 personnes et sociétés/indépendants et seconde résidences: 78 €

8. Quelles solutions pour payer moins ?
Diminuer la quantité de déchets est la formule la plus efficace pour alléger les coûts qui y sont liés. D’une part, elle limite le nombre de sacs-poubelles à acheter. D’autre part, elle réduit les frais de traitement des immondices.
Les personnes souhaitant tendre vers le zéro déchets ne paieront donc plus que la taxe. Une taxe réduite par rapport à celle de nos voisins.

9. Comment alléger sa poubelle ?
• En appliquant certains principes pour tendre vers le “zéro déchet”: acheter en vrac plutôt que des produits suremballés, consommer l’eau du robinet, utiliser des emballages et des produits réutilisables (filets à légumes, papier cadeau en tissu, lingettes lavables…), etc.
• En accentuant le tri des déchets. Bon nombre d’entre eux peuvent, par exemple, être déposés au recyparc: films et sacs plastiques étirables, jouets (sans batteries), cintres, valises, meubles de jardin…
• D’autres idées ? Rendez-vous sur http://moinsdedechets.wallonie.be